Un soir

Publié le par Théia


Le paysage délavé sous l’acerbe
embue les yeux de mille griffures
quelques vilenies glissant sous le geste

histoire d’eau

Sur la nuit un carré sous verre
Ne reste que l’amer
le vide-espace qui claque l’une
derrière la porte
au passage d’un loquet
 - trop étroite -

l’absence sur le quai
fixe ses amarres

Virginal le silence   
volubile
à l’estran du cœur
 - comme un murmure -
se transfigure

l’immense  des non mots

écaille
peine et regrets

Publié dans Fragments

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M
Un texte haché, qui évoque cette grisaille d'un soir pluvieux, où les sons rares émaillent le silence.
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