Samedi 28 novembre 2009
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Le casse-tête de cette semaine nous demande d'évoquer un paysage qui nous émeut...
Il est des paysages qui vous touchent au profond du cœur. La raison, vous l’ignorez. Vous savez juste
qu’un lien vous unit à ce paysage. Vous le sentez. Comme un pincement à l’émotion et à l’intelligence…Alors, vous cherchez de l’information sur ce paysage. Pour comprendre.
Ou vous haussez les épaules et vous dites : « Tant pis ! ». Et vous encadrez son image sur le mur… Ou dans le cœur. Parce que vous savez qu’il vous parle d’un
essentiel…. L’ermitage Saint Antoine de Galamus est de ceux-là.
Je connais ce paysage par le biais d’une carte postale que ma sœur m’a envoyée, il y a quelques années déjà. Elle avait voulu le visiter. En vain. L’ermitage était fermé…
Lorsque je reçus cette carte, tout de suite je ressentis son importance…Cette construction accolée à la paroi rocheuse me murmurait l’Essentiel. Mais quoi ?... Alors, je l’ai
accrochée sur la cheminée, dans mon salon, tout encadrée de blanc. Depuis, elle demeure. Et rayonne dans la maison, ses mots que je ne comprends pas.
A l'entrée du tunnel ouvrant les Gorges de Galamus, il est un quatrain, gravé:
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« Dins aquel roc pelat que trauco la sabino
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Oun l'aglo dins soun bol gausabo soul beni
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Penjat per un courdel ambe la barromino
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L'home coumo l'ausel a troubat un cami »
Qui veut dire :
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« Dans ce roc pelé que troue la sabine
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Où l'aigle dans son vol osait seul venir
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Pendu par une corde avec la barre à mine
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L'homme comme l'oiseau a trouvé un chemin » (1)
(1)
Wikipedia
Pour en connaître davantage sur l'Ermitage, cliquer sur
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Lieux sacrés
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ici et
là
Par Théia
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Dimanche 22 novembre 2009
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17:19
Lajemy a repris la communauté " le thème de la semaine " à la demande de
Dana... Elle nous propose comme thème, cette semaine, le Réverbère, à illustrer selon nos envies. J'ai choisi un acrostiche...
Rêve en tête, fébrile, il l'attend,
Elle, dans un bruissement de soie noire, s'en
Vient, septime voile nacré d'étoiles,
Elle nue d'un mystère profond, les bleus de l'azur à l'horizon déclinant.
Rares les bruits qui troublent encore, l'aire citadine,
Bleuissent les silences... Pour elle, il dessine
En l'ombre feuillue, les plus belles dentelles,
Rougissant à l'effleurée de son premier baiser, séduit,
Elle, l'égérie de nos rêves, la bien-nommée Dame la Nuit.
Image:
Jacques
Veylet
Par Théia
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Mardi 17 novembre 2009
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Elle avait rêvé une nuit sombre… Sa chambre. Une porte-fenêtre s’ouvrait sur un jardin, un escalier permettait
d’y accéder. Le jardin était parsemé de petits rochers. « Comme c’est bizarre ! » se dit-elle… Elle se souvenait. Des personnes amies gravissaient
l’escalier. Ils venaient lui rendre visite. Des silhouette sombres, erratiques, entrecoupaient leur cheminement, comme un vol d’oiseaux… Elle voulait dessiner le jardin. Et
les rochers. La chambre. Et l’escalier. Mais toujours le collage lui échappait. L’entraînait vers d’autres lieux…
Par Théia
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Samedi 14 novembre 2009
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Un pli soucieux barrait son front. La matinée approchait bientôt de l’heure du midi, et l’ombre persiste encore
entre les murs de sa maison. L’ombre. Et une angoisse sourde, indéfinissable… Elle regarde par la fenêtre. Les toits de la ville s’appesantissent sous un ciel lourd à
mourir… « Il va neiger ? » s’interrogeait un voisin.
C’était un ciel de Novembre… La terre se désolait de l’enfouissement de Perséphone au sein des Enfers. Et les pleurs de Déméter ruissellent jusqu’au profond des caves, comme un long sanglot
à la voix rauque… Songeuse, elle écoute la manifestation de ce mystère. Elle se sentait en territoire connu. Etrangement… Son cœur s’emplit de douceur. L’angoisse
s’estompe… Soudain, une forte bourrasque heurte sa demeure. Les fenêtres en tremblent et les portes soubresautent. Elle jette un coup d’œil rapide sur le jardin. Les meubles se
sont-ils envolés ?... Non. Ils résistent bien. Mais le ciel ! Comme il est clair ! Le gris de plomb recule devant l’azur naissant. Une lumière
d’or déferle sur les toits en fête de la ville… Elle ouvre sa porte. Sur le seuil, quelques feuilles calligraphient leurs verts et leurs jaunes sur le bleu de la pierre. Elle remercie
le Vent pour ce présent.
L’élan créateur l’envahit de sa sève bienfaisante. Son corps pétille sous l’effervescence des mots qui jaillissent en tous sens. Elle sourit de plénitude.
En écoutant David Bowie...
Image:
Perséphone et Hadès (vase grec du IVè siècle av. J.-C.)
in La grande déesse-mère (Shahrukh Husain)
ed. Taschen GmbH 2001
Par Théia
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Samedi 14 novembre 2009
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10:53
Merveille vos mots sur la neige de mon silence, éclos
En ce temps de l’absence, ils m’appellent, ils m’exhortent,
Roulent de jolis éclats de
rires qui me chahutent
Contre la joue, caresses
furtives d’un éveil printanier,
Ils abreuvent au cœur de ma
nuit, le jardin de mots délaissé
Par Théia
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